Itinéraire et calendrier
La croisière s'est déroulée du 5 au 11 septembre 2026.

Au départ et à l'arrivé du Crouesty.
Equipage
  • Florent Duqueroy comme chef de bord,
  • Marie Cognard,
  • Geneviève Godefroy,
  • Fred Beltran,
  • François Lesieur,
  • Jérôme Violas.
Bateaux
La navigation s'est faite au bord d'un
voilier de 10 mètres de type Dufour 37

Le départ samedi 5 septembre

Après une nuit à bord, l’avitaillement et l’état des lieux du bateau, nous nous préparons un « brunch » — en clair, un sandwich jambon-fromage ! — puis larguons les amarres sous un grand soleil, cap sur Belle-Île.

L’équipage est ravi de prendre la mer. Cette première navigation nous conduit tranquillement jusqu’à Sauzon. Trois d’entre nous gagnent le port pour découvrir ce charmant petit coin de Belle-Île et déguster une bonne bière.

Pour la nuit, nous restons au mouillage dans la baie de Sauzon : première soirée à bord, un peu trop bercés par les mouvements de l’eau.

Dimanche 6 septembre

Une belle journée de navigation nous mène de Sauzon jusqu’à l’île de Groix. Chacun prend la barre à son tour et nous nous amarinons progressivement au Dufour 37, à l’équipage, aux mouvements du bateau et à la mer ! Entre « marins », on parle du fameux compromis cap-vitesse, tout en gardant un œil attentif sur les cailloux, les cartes et le balisage.


Arrivés à Port-Tudy, nous grimpons jusqu’au bourg et en faisons assez vite le tour : en ce dimanche, presque tout est fermé. L’église, elle, reste ouverte ; on peut y faire des dons et même y planter des clous… Le bar de la Jetée nous accueille ensuite pour déguster de savoureuses huîtres, d’une variété irlando-locale que l’on ne trouve qu’ici.

Lundi 7 septembre

Le temps fraîchit un peu et les marinières sont de sortie pour Florent, notre chef de bord, et Fred. La navigation se poursuit dans une ambiance désormais presque rodée et chacun trouve peu à peu sa place à bord.


À notre arrivée à Concarneau, Jérôme et Marie partent faire une première balade dans la Ville close. Elle recèle des trésors que nous espérons bien avoir l’occasion de découvrir davantage le lendemain.

Mardi 8 septembre

Malheureusement, nous devons passer la journée entière à quai, et cela pour deux raisons.

La première est la météo : trop de vent et de pluie et pour envisager une sortie. Les conditions sont difficiles, la plupart des bateaux restent au port et prévoient eux aussi une deuxième nuit à Concarneau. La sagesse du marin, c’est aussi savoir renoncer à larguer les amarres quand la météo l’impose.

La deuxième raison est que nous sommes tous plus ou moins malades, certains davantage que d’autres… Comme cela touche l’ensemble de l’équipage, nous soupçonnons la présence d’une bactérie dans le réservoir d’eau.

La journée se partage donc entre sommeil, repos, siestes et récupération. Une escale forcée dont nous nous serions volontiers passés !

Mercredi 9 septembre

Nous pouvons enfin reprendre la mer et cela en vaut vraiment la peine !

Une journée complète de navigation nous attend, sous gennaker (spi asymétrique). Cette grande voile d’avant, légère et généreuse, donne au bateau de belles accélérations. Avec un bon vent, nous atteignons jusqu’à 7 nœuds. Après la journée à quai, quel plaisir de retrouver la mer et les sensations de navigation !

Au fil de la navigation, nous croisons un magnifique vieux gréement. Puis viennent les dauphins, nombreux autour de nous. L’un d’eux nous offre un superbe spectacle en enchaînant quelques sauts à l’arrière.


L’archipel des Glénans est fascinant. Nous nous arrêtons pour déjeuner, face à ce chapelet de petites îles bordées et reliées par des plages de sable blanc. Une parenthèse presque tropicale au large de la Bretagne.

La pêche est bonne : Fred attrape quelques maquereaux et les prépare pour notre dîner du lendemain. Difficile de faire plus frais !

Nous décidons finalement de retourner pour la nuit à Port-Tudy, sur l’île de Groix, où nous arrivons au coucher du soleil. Nous entrons dans le port à la tombée de la nuit, guidés par les feux et les balises bâbord et tribord allumées. Une très belle journée de navigation, dense et variée, comme on les aime !

Jeudi 10 septembre

Dernier jour de croisière, mais encore de belles heures de navigation devant nous, notamment sous gennaker.

Toujours aussi magique d’apercevoir les bancs de dauphins qui pêchent autour du bateau. Même après plusieurs rencontres, le spectacle ne lasse pas. Houat se dévoile : une île sauvage et authentique. Nous décidons d’aller à terre. Un bateau-taxi nous y emmène, mais le retour devra se faire avec notre annexe… qui frisera l’eau de très près !

Certains choisissent d’aller prendre une douche...malheureusement froide. Ceux qui ont préféré l’option bière au bar ont finalement eu bien raison !
Une belle dernière soirée vient clore cette croisière : champagne, maquereaux pêchés la veille et soirée chansons, accompagnée à la guitare par Florent. La dernière nuit à bord s’annonce…

Vendredi 11 septembre

Le lendemain matin, il est temps de tout ranger, de rassembler nos affaires et de répartir les courses restantes.
L’état des lieux du bateau se passe sans aucun problème : tout est nickel !

Nous quittons finalement le port du Crouesty vers 15 heures, avec en tête les images et les bons moments de cette semaine de navigation. À peine débarqués… déjà prêts pour un prochain départ !